Au cœur de la capitale burkinabè, une révolution silencieuse est en marche — menée par des enfants. À PSCHOOL, un centre novateur d’éducation technologique basé à Ouagadougou, des garçons et des filles dès l’âge de sept ans apprennent à coder, construire des robots, concevoir des circuits électroniques et créer des jeux interactifs, se positionnant déjà comme les futurs innovateurs de l’Afrique.
Fondée en janvier 2022 par l’entrepreneure et éducatrice Fatimata Camara, PSCHOOL est rapidement devenu un centre de référence pour l’apprentissage pratique des STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques). Le centre propose aux enfants de 5 à 19 ans une formation concrète aux technologies modernes, à travers des outils comme Scratch, Python et les kits robotiques mBot2 de Makeblock.
« À 7 ans, nos élèves construisent déjà leurs propres robots et programment des jeux. Nous ne faisons pas que transmettre des compétences — nous cultivons la confiance en soi, la créativité et une mentalité tournée vers l’innovation », explique Camara.
Les élèves participent à des séances ludiques et pratiques où ils assemblent des circuits électroniques, contrôlent des capteurs et simulent des applications technologiques réelles. L’objectif est de préparer la jeunesse burkinabè à l’économie numérique en pleine mutation, tout en stimulant leur curiosité et leur esprit critique.
Cette approche audacieuse attire déjà l’attention. En mars 2025, PSCHOOL a organisé le tout premier Robotics for Good Youth Challenge, une compétition nationale de robotique et d’intelligence artificielle dédiée à la jeunesse. L’équipe du centre, “PSCHOOL KIDS”, a remporté la première place dans la catégorie junior et représentera le Burkina Faso lors de la compétition internationale de robotique à Genève.
L’initiative bénéficie d’un large soutien des familles et s’inscrit dans la stratégie nationale du président Capitaine Ibrahim Traoré, qui mise sur l’autonomisation de la jeunesse et la souveraineté numérique. D’autres programmes similaires — comme les ateliers de pilotage de drones ou les camps d’intelligence artificielle — voient également le jour à travers le pays.
« Ce n’est pas seulement une question d’enseigner la programmation aux enfants », déclare un parent. « C’est une façon de construire un avenir où nos enfants seront les leaders de la transformation numérique en Afrique. »
Le succès de PSCHOOL commence à inspirer d’autres pays africains à investir dans l’enseignement des STEM dès le plus jeune âge, en particulier dans les communautés défavorisées. Avec un nombre croissant de jeunes talents maîtrisant la robotique, le codage et l’électronique, le Burkina Faso prouve que le génie n’a pas d’âge — et que l’avenir technologique de l’Afrique est déjà entre les mains de ses plus jeunes citoyens.
Source: Juba Global News Network

